Swiss Job Market Index T4 2025 : légère stabilisation du marché suisse de l'emploi

Sources : KOF Konjunkturforschungsstelle, centre de recherches conjoncturelles (KOF-Beschäftigungsindikator, indicateur de l’emploi du KOF), Secrétariat d’État à l’économie (SECO ; PIB réel), Stellenmarkt Monitor Schweiz, moniteur du marché de l’emploi suisse de l’Université de Zurich (SMM ; Adecco Group Swiss Job Market Index. Remarque : une valeur de l’Adecco Group Swiss Job Market Index et du PIB supérieure à 100 signifie une croissance et une valeur inférieure à 100 indique une baisse par rapport au trimestre de base T1 2008. Une valeur du KOF-Beschäftigungsindikator, l’indicateur de l’emploi du KOF, supérieure à 100 signifie que les entreprises qui prévoient des créations de postes sont plus nombreuses que celles qui prévoient des suppressions de postes. Si la valeur est inférieure à 100, les suppressions de postes prévues prédominent.
L'Adecco Group Swiss Job Market Index enregistre, par rapport au trimestre précédent (T3 2025), une légère hausse de 1.8 % des postes vacants et une progression modérée de 2.4 % en comparaison avec le même trimestre de l'année précédente (T4 2024). Cela indique tout au plus une légère stabilisation du marché du travail en période d'incertitude économique, comme le suggère également la hausse modérée du KOF lndicateur de l'emploi de l'ETH Zurich. Cela signifie que davantage d'entreprises prévoient de créer des emplois plutôt que d'en supprimer. Dans l'ensemble, les perspectives d'emploi restent toutefois prudentes.
Marcel Keller, Country President du Groupe Adecco Suisse, résume la situation : « L'indice actuel de l'emploi montre que, malgré une légère stabilisation conjoncturelle, la croissance de l'économie suisse restera inférieure à la moyenne jusqu'à fin 2025. La consommation privée continue de soutenir l'économie, favorisée par la hausse des salaires réels et une inflation très faible, tandis que l'industrie, les exportations et les investissements restent faibles dans un contexte international tendu. La situation sur le marché du travail s’en ressent : l'emploi et l'activité économique stagnent et le chômage augmente. Les indicateurs avancés tels que le Job Index affichent certes une certaine stabilisation, mais aucun revirement de tendance pour l'instant. »
Zoom sur les régions
Les analyses suivantes reposent sur des données annuelles, pour lesquelles les trimestres 1 à 4 des années 2024 et 2025 ont été agrégés, et les variations en pourcentage entre les deux années ont été comparées.
Une majorité des groupes professionnels enregistrent une baisse des emplois malgré quelques lueurs d'espoir
Dans toute la Suisse, quatre des quatorze groupes professionnels enregistrent une augmentation du nombre de postes vacants par rapport à l'année précédente (T1-T4 2025 par rapport à T1-T4 2024), tandis que dix groupes professionnels affichent une baisse du nombre d'emplois.

Les plus fortes hausses s’observent dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de la santé (p. ex. médecins et personnel infirmier), avec une augmentation de 10%, ce qui pourrait être lié aux besoins en personnel durablement élevés dans le secteur de la santé. Cette progression est principalement portée par la demande de médecins généralistes et spécialistes, ainsi que de personnel soignant. La forte demande de personnel, qui se manifeste par une pénurie persistante de main-d’œuvre qualifiée, pourrait encore s’intensifier sous l’effet de plusieurs facteurs. D’une part, la demande de prestations de santé devrait augmenter en raison du vieillissement de la population, un phénomène encore renforcé par les départs à la retraite des baby-boomers. D’autre part, les conditions de travail pénibles dans le secteur de la santé pourraient contribuer à aggraver davantage la situation en matière de personnel. Une croissance solide des postes vacants par rapport à l’année précédente est également observée chez les cadres dirigeants (+6%), portée en particulier par l’évolution de l’emploi dans le sous-groupe des directeur·rice·s, membres de la direction, cadres supérieurs de l’administration et membres des organes législatifs. La hausse s’est principalement concentrée sur le premier semestre 2025 et semblait dans un premier temps prolonger la tendance observée au cours des dix dernières années : selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), la part des cadres dirigeants a augmenté d’environ 39% au cours des dix années précédant 2024, une évolution qui s’explique non seulement par de réelles promotions, mais aussi par une certaine « inflation des titres » sans hausse salariale correspondante. Au second semestre, l’indice de l’emploi des cadres dirigeants est toutefois revenu à un niveau plus bas, comparable à celui de fin 2024. Cela pourrait également être lié à l’incertitude croissante quant à l’évolution économique, en particulier dans le contexte de la hausse des droits de douane américains, passés de 15% à 39% en août 2025, hausse qui a incité les entreprises à faire preuve d’une plus grande prudence en matière de recrutements. L'augmentation des postes vacants chez les cadres dirigeants s'inscrit dans une tendance structurelle de long terme qui dure depuis les années 1990. Parallèlement, l’indice de pénurie de main-d’œuvre 2025 continue d’indiquer un surplus de cadres dirigeants, de sorte que l’augmentation des offres d’emploi s’accompagne d’une hausse plus que proportionnelle de l’offre de main-d’œuvre.
La hausse des postes vacants dans les professions des services à la personne (+4% ; p. ex. professionnel·le·s de l’obstétrique, de la santé et des soins ou personnel de protection et de sécurité) est imputable au sous-groupe des concierges et responsables de l’économie domestique. Celle-ci devrait être en partie liée à la reprise des investissements dans la construction depuis le troisième trimestre 2025, à l’activité de nouveaux projets immobiliers qui en découle ainsi qu’à la densification croissante des ensembles résidentiels, autant de facteurs qui stimulent la demande de personnel dans ce domaine. D’autre part, les professions d’assistance dans le domaine de la santé ont également contribué à l’augmentation des offres d’emploi de ce groupe professionnel, sous l’effet de la demande toujours croissante de prestations de santé.
Bien que dans une moindre mesure, les métiers de l’artisanat et de l’industrie (+2% ; p. ex. polymécanicien·ne·s, horloger·ère·s, artificier·ère·s et responsables de tirs de mines) enregistrent eux aussi une hausse modérée des postes vacants par rapport à l’année précédente. Cette évolution pourrait être liée à la situation toujours solide des carnets de commandes dans le secteur de la construction en 2025, malgré une dynamique globale modérée, ce qui témoigne d’une demande robuste de prestations de construction et par conséquent de services artisanaux.
En revanche, les métiers de la vente, de l’administration et du commerce (p. ex. spécialistes de la vente, spécialistes de la comptabilité) enregistrent la baisse la plus marquée des postes vacants, avec un recul de 20% à l’échelle suisse. La demande est également en net recul dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique (-18% ; développeur·euse·s et analystes de logiciels et d’applications ou développeur·euse·s et administrateur·rice·s de bases de données) ainsi que dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’économie (-10% ; p. ex. analystes financiers, spécialistes du marketing et de la publicité). Selon une étude de la KOF (Siegenthaler & Kläui, 2025), le recul observé dans les groupes métiers de la vente, de l’administration et du commerce, des professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique ainsi que dans certains sous-groupes des professions hautement qualifiées dans le domaine de l’économie, telles que les auditeur·rice·s, les conseiller·ère·s fiscaux·ales et professions apparentées ou encore les conseiller·ère·s financiers·ères et en placement, est en partie lié au recours accru à l’intelligence artificielle générative (IA). L’IA peut automatiser une grande partie des tâches de ces professions ou contribuer à les accomplir plus efficacement, ce qui réduit la demande de main-d’œuvre qualifiée. L’étude souligne toutefois que l’IA n’explique au maximum qu’un cinquième du recul actuellement observé. Chez les informaticien·ne·s, les solutions cloud et l’externalisation des services informatiques, en plus de l’automatisation et de l’intelligence artificielle (IA), contribuent à accroître la productivité et à freiner les besoins supplémentaires en personnel. Cela entraîne un déplacement du domaine d'activité, qui s'éloigne des tâches standardisées pour se tourner vers des tâches plus exigeantes et plus productives, ce qui rend le marché de l'emploi globalement plus sélectif. Un autre facteur expliquant la baisse de la demande dans les trois groupes professionnels pourrait être la situation économique globalement plus faible en 2025 par rapport à 2024.
L’évolution dans les grandes régions : les reculs dominent, seule la Suisse centrale affiche une légère augmentation des emplois

Dans le cadre de l'analyse par région, il convient de noter que les augmentations indiquées pour les postes vacants sont basées sur une comparaison avec l'année 2024, qui était déjà marquée par des baisses significatives par rapport à 2023. En conséquence, les hausses observées doivent être relativisées au regard du niveau de départ plus faible, d’autant plus que le marché de l’emploi demeure en recul dans la plupart des grandes régions. Par ailleurs, la ventilation selon quatorze groupes professionnels et par grande région s’accompagne d’une incertitude statistique accrue par rapport à une analyse plus fortement agrégée.
La Suisse centrale défie la tendance nationale avec des hausses dans les professions académiques
La Suisse centrale se distingue nettement, en comparaison annuelle, de la tendance observée à l’échelle nationale et affiche un nombre supérieur à la moyenne de groupes professionnels enregistrant une hausse des postes vacants, et ce malgré une progression extrêmement modérée du marché de l’emploi au niveau des grandes régions, limitée à seulement 1%. Les augmentations sont particulièrement marquées dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique (+35% ; développeur·euse·s et analystes de logiciels et d’applications ou développeur·euse·s et administrateur·rice·s de bases de données), des affaires sociales (+28% ; p. ex. enseignant·e·s, juristes) et des sciences naturelles (+21% ; p. ex. chimistes, spécialistes des sciences de la vie, ingénieur·e·s en génie mécanique et en génie civil). Au sein des professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique, le nombre de postes vacants a augmenté de manière un peu plus prononcée chez les développeur·euse·s et analystes de logiciels et d’applications que chez les spécialistes des TIC, des bases de données et des réseaux.
Martin Meyer, VP Adecco Operations Switzerland, évalue la situation comme suit :
« La hausse du nombre de postes vacants dans les professions de haute qualification dans le domaine de l’informatique en Suisse centrale est particulièrement frappante compte tenu de la baisse de la demande à l'échelle nationale. Cependant, étant donné que les offres d'emploi dans ce domaine ont considérablement reculé entre 2023 et 2024, la croissance observée en 2025 devrait plutôt être considérée comme une stabilisation à un niveau similaire à celui d'avant la pandémie de coronavirus. En outre, la demande pourrait être soutenue par les besoins du pôle d’innovation et financier en spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) et par la présence d’entreprises à forte intensité technologique dans le canton de Zoug, ainsi que par les besoins croissants de numérisation des PME. »
La hausse des postes vacants dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des sciences naturelles est portée par l’ensemble des sous-groupes. Elle devrait s’expliquer avant tout par le niveau d’activité toujours élevé dans le secteur de la construction et au sein des bureaux de planification, ce qui stimule en particulier la demande de profils d’ingénierie et de planification. Dans un contexte de conjoncture industrielle atone combinée à une pression accrue sur les coûts, la demande de qualifications en ingénierie destinées à l’optimisation des processus et de la production demeure également soutenue. En complément, le secteur financier et assurantiel, important dans la région, contribue à la demande de mathématicien·ne·s, actuaire·rice·s et statisticien·ne·s.
La hausse des postes vacants dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des affaires sociales concerne avant tout les enseignant·e·s, ainsi que les spécialistes des sciences sociales et des professions culturelles. En 2025, les enseignant·e·s figurent à nouveau, selon l’indice de pénurie de main-d’œuvre, parmi les groupes professionnels en équilibre, après avoir été considérés comme des métiers en pénurie en 2023 et 2024. Cette évolution suggère que les premières mesures correctives, mises en œuvre notamment dans le canton de Lucerne, commencent à produire leurs effets. La hausse observée dans les professions des sciences culturelles et sociales devrait par ailleurs être liée à l’augmentation des dépenses culturelles ainsi qu’au développement des services sociaux, sous l’effet des évolutions démographiques et sociétales.
À l’inverse, les métiers de l'assemblage et personnel auxiliaire (-2% ; p. ex. opérateur·rice·s d’installations et de machines, conducteur·rice·s de bus et de tramway), les métiers de la vente, de l’administration et du commerce (-24% ; p. ex. professionnel·le·s de la vente, spécialistes de la comptabilité) ainsi que les métiers du bâtiment et du second œuvre (-20% ; charpentier·ère·s, couvreur·euse·s ou électricien·ne·s et électronicien·ne·s) enregistrent les reculs les plus marqués. Pour les métiers de l'assemblage et personnel auxiliaire, ces reculs sont principalement imputables aux sous-groupes des opérateur·rice·s d’installations et de machines stationnaires, des métiers du montage et des travailleur·euse·s auxiliaires. Cette évolution devrait être liée au ralentissement de la conjoncture nationale et internationale, ce groupe professionnel étant impliqué dans de nombreux secteurs tels que la production industrielle, la construction et les infrastructures ainsi que la logistique et le transport. Dans le groupe des métiers de la vente, de l’administration et du commerce, les reculs concernent avant tout les spécialistes de la vente, les acheteur·euse·s et courtiers·ère·s commerciaux·ales, ainsi que les spécialistes commerciaux·ales et administratifs·ves. À l’instar de la situation observée au niveau national, des facteurs tels que l’automatisation, le recours accru à l’intelligence artificielle (IA) et le contexte économique morose pourraient expliquer ces évolutions. Dans les métiers du bâtiment et du second œuvre, ce sont en particulier les électricien·ne·s et électronicien·ne·s qui sont touchés par un recul du nombre de postes vacants par rapport à l’année précédente, et ce malgré une conjoncture du bâtiment solide. Cette évolution doit avant tout être interprétée comme une normalisation après l’année exceptionnellement dynamique de 2024.

Suisse du Sud-Ouest : augmentation dans les professions de la santé et des services, recul dans le commerce et l'industrie
Près de la moitié des groupes professionnels en Suisse du Sud-Ouest enregistrent une hausse des postes vacants par rapport à l’année précédente, et ce malgré un recul de 1% au niveau de la grande région. Les professions des services à la personne (p. ex. spécialistes de l’obstétrique, de la santé et des soins ou le personnel de protection et de sécurité) affichent les augmentations les plus marquées, avec +33%. Cette évolution est principalement portée par les sous-groupes du personnel de protection et de sécurité, des autres services à la personne, ainsi que par les professions d’assistance dans le domaine de la santé. Les professions hautement qualifiées dans le domaine de la santé (p. ex. médecins et personnel infirmier) enregistrent également une progression solide des postes vacants (+13 %), à l’instar de la tendance observée au niveau national.
Patrik Heldner, Director Adecco Operations Western/Southern Switzerland fait le point :
« La forte hausse des postes vacants dans les professions hautement qualifiées dans le domaine informatique, ainsi que la demande accrue pour les professions d’assistance dans le domaine de la santé parmi les professions des services à la personne, doivent avant tout être interprétées à la lumière des évolutions démographiques, en particulier du vieillissement de la population. »
Contrairement à la Suisse centrale, les métiers de l'assemblage et personnel auxiliaire (p. ex. opérateur·rice·s d’installations et de machines, conducteur·rice·s de bus et de tramway) enregistrent en Suisse du Sud-Ouest une hausse par rapport à l’année précédente (+13%). Celle-ci est principalement portée par les sous-groupes des opérateur·rice·s d’installations et de machines stationnaires, des métiers du montage ainsi que des conducteur·rice·s de véhicules et opérateur·rice·s d’installations mobiles. Comme déjà observé en Suisse centrale, la demande de main-d’œuvre pour ce groupe professionnel dépend fortement de l’évolution de la production industrielle, du secteur de la construction ainsi que de la logistique et du transport. Les raisons de cette hausse des postes vacants devraient résider dans l’activité de construction ainsi que dans la demande nationale et internationale.
À l’inverse, les postes vacants dans les métiers de la vente, de l’administration et du commerce (p. ex. spécialistes de la vente, spécialistes de la comptabilité) enregistrent la baisse la plus marquée, avec un recul de 21 % par rapport à l’année précédente, en ligne avec l’évolution observée au niveau national. Comme à l’échelle nationale, l’automatisation, le recours croissant à l’intelligence artificielle (IA) ainsi que la conjoncture économique atone devraient avoir contribué à ces baisses. Des reculs sont également observés dans les métiers de la restauration et de la vente (-19 % ; p. ex. personnel de service auxiliaire, cuisinier·ère·s et professionnel·le·s de la vente), principalement imputables à la baisse de la demande pour les professionnel·le·s de la vente. Ici, les perspectives commerciales plutôt défavorables dans le commerce de détail au début de l’année 2025, ainsi que l’amélioration tardive de la situation vers la fin de l’année, pourraient avoir conduit à une réduction du nombre d’offres d’emploi. Les professions hautement qualifiées dans le domaine des sciences naturelles (p. ex. chimistes, spécialistes des sciences de la vie, ingénieur·e·s en génie mécanique et en génie civil) enregistrent également un recul de la demande (-17 %), qui devrait s’expliquer par la dynamique modérée de l’activité industrielle et de l’investissement, compte tenu du contexte économique actuel.

La santé et la construction portent le marché de l’emploi en Suisse orientale
Quatre des quatorze groupes professionnels enregistrent une hausse des postes vacants en Suisse orientale, et ce malgré un recul global de 2 % au niveau de la région. Les professions hautement qualifiées dans le domaine de la santé (p. ex. médecins et personnel infirmier) se distinguent tout particulièrement, avec une augmentation de 34 %, suivies des métiers de l’assemblage et personnel auxiliaire (+25% ; p. ex. opérateur·rice·s d’installations et de machines, conducteur·rice·s de bus et de tramway), des métiers du bâtiment et du second œuvre (+23% ; charpentier·ère·s, couvreur·euse·s ou électricien·ne·s et électronicien·ne·s) et des professions des services à la personne (+23% ; p. ex. spécialistes de l’obstétrique, de la santé et des soins ou le personnel de protection et de sécurité). Comme dans d’autres grandes régions, la hausse de la demande de personnel de santé — en particulier de médecins et de personnel infirmier — est en grande partie liée à des facteurs démographiques et s’inscrit dans le contexte du vieillissement de la population. La hausse des postes vacants chez les spécialistes du montage et les professions auxiliaires pourrait être favorisée par des facteurs tels que la bonne conjoncture dans le secteur du bâtiment ou la résilience de l’industrie en Suisse orientale, malgré des conditions-cadres difficiles. La forte demande de main-d’œuvre dans le secteur du bâtiment devrait être étroitement liée à la situation robuste des commandes de la branche de la construction en Suisse orientale. La demande de professions des services à la personne repose sur une base large couvrant l’ensemble des sous-groupes, mais elle est avant tout portée par le sous-groupe du personnel de protection et de sécurité ainsi que par les autres services à la personne.
À l’inverse, les postes vacants reculent dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des sciences naturelles (-33% ; p. ex. chimistes, spécialistes des sciences de la vie, ingénieur·e·s en génie mécanique et en génie civil), suivies des professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique (-24% ; développeur·euse·s et analystes de logiciels et d’applications ou développeur·euse·s et administrateur·rice·s de bases de données) et des métiers de la restauration et de la vente (-22% ; p. ex. personnel de service auxiliaire, cuisinier·ère·s et professionnel·le·s de la vente). Le recul de la demande dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des sciences naturelles devrait être imputable à la faiblesse marquée de l’industrie en Suisse orientale. Dans ce contexte, ce sont en particulier les entreprises orientées vers l’exportation qui souffrent d’un recul des entrées de commandes et d’un niveau élevé d’incertitude, ce qui se traduit par des reports d’investissements et une politique de recrutement prudente. Les groupes professionnels liés à l’ingénierie et aux projets sont les plus touchés. Par ailleurs, le recul observé dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique semble, comme au niveau national, être lié à des facteurs tels que l’automatisation, l’intelligence artificielle, le recours accru aux solutions cloud et l’externalisation des activités informatiques
« Les reculs observés dans les métiers de la restauration et de la vente devraient être principalement imputables à une demande plus faible de personnel de service et de vente. Malgré une situation économique globalement stable dans l’hôtellerie-restauration et le commerce de détail en 2025, la baisse de la demande de main-d’œuvre pourrait être liée à un comportement de recrutement plus prudent, faisant suite à une année 2024 relativement plus faible. »
Giuseppe Martinelli, Director Adecco Operations H&C and Adia Switzerland

Espace Mittelland : les affaires sociales, le bureau et la santé dans le positif – l’informatique considérablement sous pression
Dans l’Espace Mittelland, les métiers du bureau (p. ex. employé·e·s de bureau généralistes ou spécialistes du bureau dans la finance, la comptabilité et la statistique) enregistrent les plus fortes hausses des postes vacants, avec +20 %, suivis des professions hautement qualifiées dans le domaine de la santé (+19 % ; p. ex. médecins et personnel infirmier) et des cadres dirigeants (+16 %).
« Dans les métiers du bureau, ce sont surtout les sous-groupes des employé·e·s de bureau et de secrétariat généralistes, des autres employé·e·s de bureau, ainsi que des spécialistes du bureau dans la finance et la comptabilité, la statistique et la gestion du matériel qui enregistrent des hausses. La forte augmentation des postes vacants est surprenante au regard de la baisse globale de la demande pour les professions administratives, notamment sous l’effet de l’automatisation liée à l’intelligence artificielle (IA). Les métiers du bureau étant employés dans de nombreux domaines, les causes de ce pic régional de la demande sont difficiles à circonscrire. Compte tenu de la tendance à la baisse observée au niveau national, il s’agit toutefois vraisemblablement d’un phénomène temporaire. »
Sébastien Katz, Area Manager
La hausse des postes vacants dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de la santé devrait, comme au niveau national, être principalement portée par des facteurs tels que le vieillissement de la population. Chez les cadres dirigeants, l’augmentation des postes vacants s’est également concentrée sur le premier semestre, tandis qu’un recul a été observé au second semestre. Contrairement à la situation observée au niveau national, les cadres dirigeants se situent certes également, au niveau régional, dans une zone de surplus de main-d’œuvre, mais ils occupent néanmoins un rang plus élevé dans le classement de l’indice de pénurie de main-d’œuvre, ce qui indique une demande relative comparativement plus élevée.
À l’inverse, les postes vacants reculent le plus fortement dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique (-40% ; développeur·euse·s et analystes de logiciels et d’applications ou développeur·euse·s et administrateur·rice·s de bases de données), suivies des métiers de l’assemblage et personnel auxiliaire (-22% ; p. ex. opérateur·rice·s d’installations et de machines, conducteur·rice·s de bus et de tramway) et des professions hautement qualifiées dans le domaine des sciences naturelles (-19% ; p. ex. chimistes, spécialistes des sciences de la vie, ingénieur·e·s en génie mécanique et en génie civil). Alors que les facteurs expliquant le recul dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique devraient être similaires à ceux observés au niveau national — IA, automatisation, externalisation et contexte économique—, les reculs enregistrés chez les métiers de l'assemblage et personnel auxiliaire semblent avant tout de nature conjoncturelle. Elles sont principalement imputables aux sous-groupes des conducteur·rice·s de véhicules et opérateur·rice·s d’installations mobiles, ainsi qu’aux travailleur·euse·s auxiliaires. Le recul de la demande dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des sciences naturelles devrait, comme dans d’autres grandes régions, être lié à des décisions d’investissement prudentes de la part des entreprises et à une planification du personnel restrictive dans un contexte économique défavorable.

Marché de l’emploi à Zurich : les cadres dirigeants et la construction progressent tandis que l’administration et les professions intensives en connaissances
À Zurich, les cadres dirigeants (+20%), les métiers de l’artisanat et de l’industrie (+14% ; p. ex. polymécanicien·ne·s, horloger·ère·s, artificier·ère·s et responsables de tirs de mines) ainsi que les métiers du bâtiment et du second œuvre (+10% ; charpentier·ère·s, couvreur·euse·s ou électricien·ne·s et électronicien·ne·s) enregistrent les plus fortes hausses des postes vacants. Contrairement à la tendance observée au niveau national, l’augmentation de la demande de cadres dirigeants à Zurich s’est concentrée sur le second semestre. Cette progression dans la région zurichoise devrait être liée avant tout à la forte concentration de sièges d’entreprises et de services intensifs en connaissances, aux processus de transformation et de réorganisation en cours, ainsi qu’à la dynamique élevée de la rotation de la main-d’œuvre sur le marché du travail zurichois.
« Dans les métiers de l’industrie, la demande est principalement portée par le sous-groupe des ouvrier·ère·s du métal et professions apparentées. La demande de métallier·ère·s à Zurich pourrait résulter à la fois de l’activité de construction et de second œuvre, ainsi que du secteur des machines et des équipements, notamment dans les domaines de la production, du montage et de la maintenance, où une volonté accrue d’investir se dessine. » observe Matthias Kern, Director Adecco Key Account & Delivery Eastern Switzerland
La hausse de la demande chez les métiers du bâtiment et du second œuvre est vraisemblablement imputable à une situation économique solide du secteur de la construction dans le canton. À l’inverse, les postes vacants reculent le plus fortement chez les métiers de la vente, de l’administration et du commerce (-27% ; p. ex. professionnel·le·s de la vente, spécialistes de la comptabilité), suivis des professions hautement qualifiées dans le domaine de l’économie (-22% ; p. ex. analystes financiers, spécialistes du marketing et de la publicité) ainsi que des professions hautement qualifiées dans le domaine des affaires sociales (-16% ; p. ex. enseignant·e·s, juristes). Cette évolution témoigne d’une forte retenue en matière de recrutements dans ces domaines. Les reculs observés chez les métiers de la vente, de l’administration et du commerce sont, comme au niveau national, vraisemblablement liés à des facteurs structurels, tels que l’automatisation et le recours accru à l’intelligence artificielle (IA). La diminution des postes vacants dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’économie est observable de manière transversale dans l’ensemble des sous-groupes et devrait s’expliquer à la fois par la conjoncture économique atone et par les effets liés à l’utilisation de l’IA. Dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des affaires sociales, les reculs sont principalement dus à la baisse des offres d’emploi dans les professions juridiques, mais également dans les métiers de l’enseignement. Même si les derniers étaient encore considérés en 2025 à Zurich comme des métiers en pénurie de main-d’œuvre, l’Office fédéral de la statistique (OFS) anticipe, à l’avenir et à l’échelle nationale, une diminution des besoins en personnel enseignant, en raison de la baisse attendue du nombre d’élèves.

Suisse du Nord-Ouest : le plus fort recul des postes vacants parmi toutes les grandes régions
En Suisse du Nord-Ouest, la grande région affichant les reculs les plus marqués (-10 %), seuls quelques signaux positifs se dessinent sur le marché de l’emploi. Les métiers de l'assemblage et personnel auxiliaire constituent le seul groupe professionnel à enregistrer une hausse notable des postes vacants (+7 % ; p. ex. opérateur·rice·s d’installations et de machines, conducteur·rice·s de bus et de tramway), suivis des professions hautement qualifiées dans le domaine de la santé (+2 % ; p. ex. médecins et personnel infirmier). La progression observée chez les métiers de l'assemblage et personnel auxiliaire est principalement portée par le sous-groupe des conducteur·rice·s de véhicules et opérateur·rice·s d’installations mobiles. Elle devrait s’expliquer par une demande accrue dans la logistique et le transport, dans l’exploitation d’installations industrielles et d’infrastructures, ainsi que par les besoins en machines mobiles dans les secteurs de la construction, de la gestion des déchets et de la maintenance. Comme au niveau national, la demande dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de la santé est en grande partie de nature démographique, en lien avec le vieillissement de la population.
En revanche, la demande recule nettement dans les métiers de la vente, de l’administration et du commerce (-36 % ; p. ex. professionnel·le·s de la vente, spécialistes de la comptabilité), dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des affaires sociales (-31 % ; p. ex. enseignant·e·s, juristes) ainsi que dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique (-23 % ; développeur·euse·s et analystes de logiciels et d’applications ou développeur·euse·s et administrateur·rice·s de bases de données). Cette évolution témoigne d’une forte retenue en matière de recrutements dans ces domaines. En Suisse du Nord-Ouest, les reculs observés chez les métiers de la vente, de l’administration et du commerce ainsi que dans les professions hautement qualifiées dans le domaine de l’informatique peuvent, à l’instar de la tendance nationale, s’expliquer par les effets de l’automatisation, du recours accru à l’intelligence artificielle (IA), à des solutions cloud et par l’externalisation des services informatiques. La baisse enregistrée dans les professions hautement qualifiées dans le domaine des affaires sociales est en revanche principalement expliquée par le recul observé dans le sous-groupe des spécialistes des sciences sociales et des professions culturelles, lequel pourrait notamment être lié à des mesures d’économies dans le domaine culturel.
« Les reculs marqués des postes vacants sont liés à un net fléchissement économique, qui se manifeste notamment par un comportement d’investissement prudent et par des anticipations d’affaires stables ou légèrement en recul de la part des entreprises. Cela indique que celles-ci font preuve de retenue dans leurs décisions en matière de personnel, ce qui devrait se traduire par une dynamique plus faible du marché de l’emploi. »
Sascha Matter, Director Adecco Operations Retail Eastern Switzerland

Conclusion
Le marché suisse de l’emploi demeure globalement sous pression à la fin de l’année 2025. Malgré une légère stabilisation par rapport au trimestre précédent, les comparaisons annuelles restent dominées par des reculs des postes vacants, tant à l’échelle nationale que dans la majorité des grandes régions. La croissance se concentre principalement dans des domaines portés par des facteurs structurels, tels que le secteur de la santé, les cadres dirigeants ainsi que, dans une certaine mesure, la construction et l’artisanat, tandis que les métiers de bureau, du commerce, de l’informatique et les professions proches de l’économie enregistrent une nette baisse de la demande. Sur le plan régional, la Suisse centrale se distingue comme une exception, avec une stabilisation après des reculs antérieurs, alors que les centres économiques que sont Zurich et la Suisse du Nord-Ouest sont particulièrement touchés. Dans l’ensemble, l’évolution observée indique un marché du travail plus sélectif, marqué par des mutations structurelles, des effets démographiques et une dynamique conjoncturelle durablement atone.
Sources
Adecco Indice de pénurie de main-d'œuvre en Suisse 2025 :
Baublatt région lémanique : https://www.baublatt.ch/baubranche/bauwirtschaft-genferseeregion-mit-effort-spitze-erreicht-38438
Baublatt Suisse orientale : https://www.baublatt.ch/baubranche/bauwirtschaft-ostschweiz-graubuenden-wirft-licht-und-schatten-37953
Baublatt Zurich : https://www.baublatt.ch/baubranche/bauwirtschaft-zuerich-wohnbau-legt-stark-zu-37343
Société Suisse des Entrepreneurs : https://baumeister.swiss/baumeister-5-0/konjunktur-statistiken/baukonjunktur/
OFS : Scénarios de l'évolution de la population de la Suisse et des cantons 2025-2055
https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home.gnpdetail.2025-0560.html
OFS : Personnes actives vivant en Suisse. Personnes actives occupées résidant en Suisse - 2024 | Données - Tableau
OFS: Personnes actives par grands groupes professionnels CH-ISCO-19 https://www.bfs.admin.ch/bfs/rm/home/statisticas/lavur-salari.assetdetail.36190611.html
Selon différentes nationalités: personnes actives occupées par groupes de professions CH-ISCO-19 et sexe - 1.4.2003-30.9.2025 | Daten - Tabelle
OFS: Besoins en nouveau personnel enseignant. Besoin en nouveaux enseignants du degré secondaire I, par région - 2023-2034 | Diagramm
OFS : Caractéristiques de la main-d’ œuvre Caractéristiques de la main-d'œuvre | Office fédéral de la statistique - OFS
Deloitte, La Suisse vieillissante : approches pour un système de santé résilient. Le vieillissement de la Suisse : solutions envisageables pour un système de santé resilient
Economiesuisse : Fil d'actualité: politique commerciale de Donald Trump 2.0 | economiesuisse
Chambre de commerce des deux Bâle : https://www.hkbb.ch/de/infothek/medienmitteilungen/medienmitteilungen/stimmungsbarometer-herbst.php
Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Gall, Appenzell : https://www.ihk.ch/konjunkturanalyse/
Chambre de commerce et d'industrie de Suisse centrale : https://www.ihz.ch/news/artikel/ihz-quartalsanalyse-q3-2025/; https://www.ihz.ch/news/artikel/ihz-quartalsanalyse-q4-2025/
Canton de Lucerne : https://news.lu.ch/html_mail.jsp?params=tqXsANmjOAhsa8s5mp%2FMsxJRrkANhFf%2B3fWC8%2BvTWBW%2FG9CeEdKHskbpPNfHlAJjhi9wQHGOAILL7sEpKQob78qKTvHqP003J8K2m6SZBog%3D
KOF Centre de recherches conjoncturelles : Numérisation : les petites entreprises sont-elles laissées pour compte ? – KOF Institut | ETH Zurich
KOF Prévisions conjoncturelles : Communique_de_presse_enquetes_conjoncturelles_janvier_2025
KOF Enquête conjoncturelle : Communique_de_presse_BTS_2025_Q4
KOF Indicateur de la situation des affaires : KOF Situation des affaires : La situation reste tendue – KOF Institut | ETH Zurich
KOF Baublatt-Perspective : KOF-Baublatt-Perspective – KOF Institut | ETH Zurich
Société Suisse des Entrepreneurs : Enquête trimestrielle - Société Suisse des Entrepreneurs
SECO : L’IA progresse dans les PME suisses
SECO la situation sur le marché de l'emploi en novembre 2025: https://www.seco.admin.ch/dam/seco/fr/dokumente/Publikationen_Dienstleistungen/Publikationen_Formulare/Arbeit/Arbeitslosenversicherung/Die%20Lage%20auf%20dem%20Arbeitsmarkt/arbeitsmarkt_2025/2025-11_Die_Lage_auf_dem_Arbeitsmarkt_FR.pdf.download.pdf/2025-11_Die_Lage_auf_dem_Arbeitsmarkt_FR.pdf
Siegenthaler & Kläui, 2025: https://ethz.ch/content/dam/ethz/special-interest/dual/kof-dam/documents/newsletter/KOF_Studie_KI_Schweizer_Arbeitsmarkt.pdf
SRF : De plus en plus de cheffes et de chefs en Suisse. https://www.srf.ch/news/wirtschaft/zahl-der-fuehrungspersonen-es-gibt-immer-mehr-chefinnen-und-chefs-in-der-schweiz
Suisse Culture : https://www.suisseculture.ch/?article=stop_au_demantelement_de_la_culture_14-11-2025
Swiss AI Jobs Report 2025 : https://www.hslu.ch/de-ch/hochschule-luzern/ueber-uns/medien/medienmitteilungen/2025/09/17/news-ai-report/
Indice Swico : https://www.swico.ch/media/filer_public/f6/c0/f6c0f4fd-da75-4a24-a47a-357b540f5300/swico_ict_index_2025_q4_short.pdf
Syna Le syndicat : Conditions de travail pénibles dans le secteur de la santé
Fédération de l’industrie horlogère suisse FH https://www.fhs.swiss/file/59/comm_251111_a.pdf
Contact médias
Service de presse Adecco Group Switzerland
Sophia Zuber, tàl. +41 79 560 48 32, press.office@adeccogroup.ch
Stellenmarkt-Monitor Schweiz, Universität Zürich, moniteur du marché de l’emploi suisse de l’Université de Zurich
Johanna Bolli-Kemper, tél. +41 44 635 23 02, bolli-kemper@soziologie.uzh.ch
À propos de l’Adecco Group Swiss Job Market Index (indice de l’emploi)
En collaboration avec le Stellenmarkt-Monitor Schweiz (SMM), le moniteur du marché de l’emploi suisse de l’Institut sociologique de l’Université de Zurich, Adecco Group Switzerland publie chaque année en janvier, avril, juillet et octobre l’Adecco Group Swiss Job Market Index (indice de l’emploi). L’indice de l’emploi constitue pour la Suisse un indicateur scientifique complet de l’évolution de l’offre d’emploi sur les portails d’emploi en ligne et les sites web des entreprises. Il repose sur des enquêtes trimestrielles représentatives portant sur les offres d’emploi publiées dans la presse, sur les portails d’emploi en ligne ainsi que sur les sites web des entreprises.
À propos d’Adecco Group
Adecco Group est la première entreprise mondiale de solutions en matière de talents. Notre mission est de faire en sorte que l’avenir profite à tous. Grâce à nos trois business units mondiales – Adecco, Akkodis et LHH – présentes dans plus de 60 pays, nous permettons une employabilité durable tout au long de la vie, fournissons des solutions numériques et d’ingénierie pour la transformation de l’industrie intelligente et aidons les entreprises à organiser de manière optimale leur personnel. Adecco Group s’engage pour l’exemplarité, une culture inclusive, une employabilité durable, ainsi que des économies et des communautés résilientes. Le siège social d’Adecco Group AG est domicilié à Zurich (ISIN : CH0012138605) et le groupe est coté à la SIX Swiss Exchange (ADEN).
